13 posts tagged “musique”
Bonsoir chers amis internautes,
Hier soir, le plus grand groupe du monde après Biffy Clyro et Rancid donnait le deuxième et dernier concert à Bercy de sa tournée mondiale. Votre dévoué serviteur et Krystel étaient de la partie. Yesssss !
Des concerts, on en a pourtant vu des bons, voire des très bons, mais il faut bien admettre que les Radiohead ont mis la barre très très haut. La comparaison avec les Floyd est permise, mais par moment, je demande si le groupe d’Oxford n’a pas dépassé ses illustres prédécesseurs. Car depuis OK Computer, Radiohead semble se complaire dans une musique complètement à part, à cent lieues des standards formatés pour la radio. Pink Floyd est passé de l’underground à la progressive grand public. Radiohead semble avoir fait le chemin inverse, passant du succès de masse à une progressive constamment étalonnée sur Meddle.
Mais revenons au concert d’hier soir – on y était ! Ce fut absolument grandiose, à tous points de vue. Des éclairages à basse consommation pour coller avec les préoccupations environnementales du groupe. Une série de tubes descendants sur scène entoure voire encercle le groupe et diffuse de la lumière. Mais cette cage est ouverte sur le public. Au fond de la scène, un écran géant retransmet en direct des images du groupe, le tout filmé et produit tendance arty. Chapeau aux réalisateurs.
Musicalement, tout est parfait, le seul petit bémol venant du son, un peu trop fort à mon goût. Le groupe est en état de grâce, la voix de Thom Yorke est à son apogée, très bien servie également par les chœurs de Ed O'Brien. Pour l’ambiance, Collin Greenwood sollicite le soutien du public dès les premiers accords de 15 Steps, avant d’enfourcher sa basse. Mais le spectacle eest avant tout assurée par Thom York et Jonny Greenwood.
Que dire de Thom York, sinon qu’il est comme on pouvait l’attendre, perché à cent miles, C’est le grand prêtre dont ni l’aura ni le jeu de scène n’écrasent ses assesseurs. A commencer par Jonny Greenwood, le talentueux multi instrumentiste, bidouilleur génial de tout ce qui peut produire des sons. Ce type est un fou furieux. Courbé sur sa guitare tout au long du set (on ne voit d’ailleurs que sa chevelure), il se livre dès le deuxième titre (un Bodysnatchers d’anthologie) à un corps à corps avec sa six cordes, lui inflige les pires sévices, lui tord les cordes, en extrait des sons venus dont ne sait quel esprit malade, avec une espèce de tension contenue. S’il ne se retenait pas, il se roulerait par terre. Et c’est vrai qu’il y a de quoi se damner. Quand il ne torture pas sa gratte, Greenwood nous refait le coup de Roger Waters bidouillant sur des joujoux électroniques pendant l’enregistrement de Dark Side à Abbey Road (voir Pink Floyd à Pompéi pour les nostalgiques).
Quant à la setlist, désolé, mais impossible de m’en souvenir, si ce n’est que la quasi totalité de dernier album a été jouée hier soir. Tous les morceaux de bravoure du groupe y sont passés, à l’exception du désormais très dispensable Creep : Bodysnatchers à se frapper la tête contre un mur, Fake Plastic Trees (jouissif surtout sur l’explosion finale), Pyramid Song, Airbag (énorme !), The National Anthem, j’en oublie beaucoup. Et puis cadeau de la fin, Karma Police, que le groupe n’avait pas jouée la veille, lui préférant Paranoid Android. Les morceaux intimistes sont parfaits, mais c’est surtout sur les titres nerveux que le groupe fait l’étalage de la maîtrise de sa puissance, rendant le public complètement dingue – pas évident au départ d’imaginer des gens danser sur la musique de Radiohead …
Bref les mots me manquent pour vous dire combien ce concert fut un régal, savouré comme il se devait par un public à l’écoute quasi religieuse, yeux écarquillés, conscient de vivre là un moment rare.
Sur ce, je vous laisse, il faut que j’aille voir mon cher disquaire …
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PS : petite note de dernière minute, voici la setlist de la soirée, ainsi qu'un lien vers quelques bonnes vidéos ...
01. 15 Step
02. Bodysnatchers “Ca va jonny ?”
03. All I Need
04. Airbag
05. Nude
06. Pyramid Song
07. Weird Fishes/Arpeggi
08. The Gloaming
09. Dollars And Cents
10. Faust Arp
11. Videotape
12. Optimistic
13. Just
14. Reckoner
15. Everything In Its Right Place
16. Fake Plastic Trees
17. Jigsaw Falling Into Place
18. House of Cards
19. There there
20. Bangers’n Mash
21. The National Anthem
22. How To Disappear Completely
Encore2 :
23. Super Collider
24. You And Whose Army ?
25. Karma Police
26. Idioteque
Bonsoir chers amis internautes,
Il y a quelques jours, je suis allé rendre visite à mon disquaire favori. Il y a bien longtemps que je n’y avait pas remis les pieds, faute de temps, mais, pas rancunier pour deux sous, celui-ci m’a glissé avec un petit sourire complice quelques petites pépites qui valent le détour. En ce début d’année, je vous offre, chers amis internautes, l’adresse de ce merveilleux collectionneur de raretés. Surtout faites-en bon usage …
Les deux petites merveilles en question sont les enregistrements des deux soirées que les Dire Straits ont données les 5 et 6 mai 1981 à Wiesbaden. Je ne sais quel matériel a été utilisé, mais les types qui ont procédé aux enregistrements ont fait très fort. Une qualité de son vraiment exceptionnelle, surtout pour du Dire Straits en 1981.
Mais l’intérêt de ces enregistrements vient surtout de ces vieux titres que le groupe n’aura plus l’occasion de jouer par la suite, les Down to the Waterline, Where Do You Think You’re Going ?, News, Angel of Mercy, Lions ou encore Portobello Belle. Tous ces titres retravaillés, arrangés par la grâce du claviériste Alan Clark. Ces enregistrements exceptionnels nous apprennent que la formidable machine Dire Straits, celle qui nous a gratifié de l’exceptionnel Alchemy, est déjà bien rodée dès 1981. Tout y est, notamment le Sultans of Swing que Knopfler nous joue à chaque tournée, chaque soir un peu différent du précédent, ces titres qui s’étirent au long des improvisations de guitare, ces morceaux de bravoure comme Tunnel of Love, et ce son devenu si familier
Mais la pièce maîtresse de ces lives, c’est sans doute cette nouvelle chanson appelée Telegraph Road, dans une version presque aboutie, un truc à vous renverser les oreilles tellement c’est beau.
Ce live est certainement l’un des derniers avec le batteur Pick Withers, qui quittera le groupe un an plus tard, après avoir enregistré Love Over Gold. On ne s’en plaindra pas, tant son jeu raffiné, parfait dans le cadre intimiste du studio, est aux antipodes des exigences imposées par le virage FM de la musique du groupe. Il n’est pas sûr qu’il ait manqué grand-chose : le live Alchemy qui suivra est un parfait résumé de l’ascension fulgurante d’un petit groupe, des concerts dans les bars jusqu’aux stades remplis à craquer. Le succès monstrueux de Brothers in Arms, acquis deux ans plus tard au prix d’une concession aux standards commerciaux imposés par les radios, banalisera ce groupe exceptionnel. Peut-être auraient-ils été plus inspirés de s’arrêter en pleine gloire …
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Le premier album m’avait ébloui, le deuxième surpris et un peu déçu avant d’être réhabilité par ce concert d’anthologie à la Cigale en octobre 2005. Qu’allait donc bien pouvoir nous sortir Syd Matters pour ce troisième album ?
A la première écoute, le très attendu et souvent reporté Ghost Days a un furieux air de déjà entendu. La pop enjouée et atmosphérique du premier album est bel et bien derrière nous, et Syd Matters s’enfonce un peu plus dans la nostalgie qui dominait sur Someday we will foresee obstacles. Nostalgique et plutôt sombre, assez proche de la précédente livraison, mais plus grave. Rien de bien nouveau dans le petit monde de Syd Matters, toujours ce petit côté désuet qui caractérise le son du « groupe » depuis ses débuts, j’ai l’impression de voir un vieux film en noir et blanc avec l’image qui tressaute et les poussières projetées sur l’écran.
Sachant que Syd Matters a de la
ressource, je me suis à nouveau confronté à ce nouvel album, une fois, deux
fois, trois fois… D’où il ressort que cet album acoustique est plutôt inspiré
et profond, malgré un son et des mélodies qui nous ramènent immanquablement au
deuxième album. Il paraît que cet album a été composé tard dans la nuit, quand
la fatigue se fait sentir l’aube approchante, et que les compositions seraint
le reflet de l’état d’esprit de Jonathan Morali à cet instant précis. Rien de
bien neuf encore une fois, si ce n’est cette espèce d’épure qui va plus loin
que sur Someday et une petite tendance à lorgner du côté de Devendra Banhart
vers la fin du disque.
De là à faire de Ghost Days le meilleur album de Syd Matters comme l’on fait certains sur la Toile, il y a un pas que je me refuse à faire. Parce que malgré toutes les qualités d’écriture de Monsieur Morali, il va falloir qu’il se secoue un peu pour nous offrir un son un poil plus chatoyant, un peu plus varié, un peu plus surprenant. Sinon on risque de s’enliser dans une folk atmosphérique pépère et légèrement soporifique, bref le disque idéal pour s’endormir dans le RER, si l'on excepte le presque nerveux (mais trop court) Anytime Now ! Les prochains live seront un test assez révélateur du potentiel scénique des dernières compositions du groupe. Dommage, cette année, je n’en serai pas, en tous cas pas au Café de la danse en février. Cher ami internaute qui lit ces lignes et qui a prévu de voir le groupe en concert entre le 12 et le 14 février, merci de me dire ce que tu en as pensé. Si tu as en plus apporté un enregistreur, je suis preneur …
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Bonsoir chers amis internautes,
Il a fallu jouer très serré ce matin pour réserver ces fichues places pour Radiohead en juin prochain, mais c'est fait ! Je vous passe la fébrilité de votre serviteur, le site de la FNAC qui sature dès l'ouverture des résas à 10 heures, France Tickets idem une minute après. Heureusement, une collègue m'a aidé de son bureau dans cette course aux précieux sésames.
Il va falloir attendre maintenant le 10 juin prochain pour le concert à Bercy ...
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« No rock’n’roll without feedback ». Ceux qui ont eu la chance de voir le rockumentaire « Pink Floyd, live in Pompeii » se souviennent certainement de cette phrase de Gilmour pendant l’enregistrement d’une partie de guitare de Brain Damage, pendant les sessions de Dark Side. Sur cet extrait, il double les arpèges d’un petit effet fort sympathique, qui n’a malheureusement pas été retenu dans le mixage définitif du disque … sauf sur Eclipse ! Je viens en effet de le découvrir il y a quelques jours seulement, grâce à mon petit casque Sony qui vient de m’offrir ce superbe cadeau d’avant Noël. Je ne saurais que trop vous recommander de vous munir d’un bon casque, vous passez directement à la plage 9, et vous attendez un peu. Concentrez-vous l’écouteur droit … vers la trentième seconde du morceau …vous entendez ? …
Sacré groupe, cela fait pourtant treize ans que j’écoute Dark Side, et je découvre encore des trucs dessus !
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Bonsoir chers amis internautes,
Un petit mot ce soir pour rendre hommage à Fred Chichin, guitariste et compositeur des Rita Mitsouko, disparu ce matin d’un cancer fulgurant.
De Fred Chichin, j’ai ce souvenir des Vieilles Charrues 2002 : tandis que sa compagne Catherine Ringer nous charmait avec ses vocalises, Monsieur Chichin veillait comme un patron sur tous les musiciens, et j’avais eu l’impression qu’on ne devait pas rigoler tous les jours avec lui …
Cette constance dans l’exigence, on la retrouvait dans cette interview donnée à Télérama il y a quelques mois. Il y affirmait haut et fort sa haine pour tout ce qui nivelle la scène musicale français vers le bas, sa volonté de ne pas se hasarder sur des terrains inconnus sous prétexte que c’est la mode, mais de bien faire ce que l’on sait faire, avec pour exigence, encore et toujours, la qualité, la perfection.
Sûr qu’on ne devait pas rigoler tous les jours avec lui. Mais quand je pense à ce dernier concert à l’Olympia, il y a quinze jours, où Catherine Ringer avait chanté sans son compagnon, j’en ai le coeur tout serré.
J’imagine que ce soir, Marcia a retrouvé son vieux compère Fred, et que Saint Pierre et tous ses franchisés ont dû préparer le matos pour un petit bœuf avec les anges.
Ciao l’artiste.
Bonsoir chers amis internautes,
Il y a des albums comme ça, où, dès la première écoute, on sait qu’on tient là un petit chef-d’œuvre. Il n’y a pas de tubes à proprement parler, mais on sent que le disque est bon, et qu’il faudra l’écouter plusieurs fois pour en savourer toute la quintessence. Là première fois que j’avais eu cette impression, c’était avec Atom Heart Mother des Floyd. Puis il y a eu Blur, du groupe éponyme, ou encore New Adventures in Hi-Fi de R.E.M., et plus récemment le premier opus du collectif Broken Social Scene.
Avec la dernière livraison de Radiohead, on sait d’emblée que ce disque est l’un des sommets du groupe, et que la bête ne se laissera pas dompter facilement. Ecouter In Rainbows, c’est un peu comme gravir l’Everest par la face nord. Mais le pire, c’est qu’on en redemande. Et pourtant, on ne peut pas dire qu’il y ait un ou deux titres qui émergent du lot et c’est peut-être là sa force.
In Rainbows est un album qui procure un furieux besoin d’être écouté tous les jours. La faute à ce groupe de sorciers qui, après avoir expérimenté toutes les combinaisons possibles à travers des albums torturés et déstructurés, sont parvenus à la formulation idéale, un disque d’une rare homogénéité, comme si les treize dernières années passées à errer sur le bas-côté underground du rock avait enfin abouti une synthèse parfaite. La première fois que l’on écoute le disque, on se demande de quel film cette musique est la bande son, tant le climat instauré d’entrée de jeu est à couper au couteau. Le style est épuré et apaisé, aucune bouffée d’angoisse à l’horizon, malgré le Faust Arp qui durant deux minutes ressuscite le fantôme du regretté Elliott Smith, ou encore l’inquiétant All I Need. Ici, les guitares sont superbes, chatoyantes, colorées, mais aussi parfois accrocheuses, nerveuses voire agressives comme sur l’excellent Bodysnatchers. In Rainbows brille également par le luxe et la complexité des parties de claviers, le tout porté par une rythmique impeccable, et des petits cliquetis qui m’ont fait penser au début à une farce des Notwist.
Ce dernier opus de Radiohead réussit le tour de force de réunir dans un écrin assez classique des titres empruntant avec une facilité déroutante à tous les styles, jazz, classique, folk, rock, le tout enregistré avec une débauche de luxe sonore, qui en fait une album unique, complètement inclassable, intemporel et moderne voire futuriste à la fois. L’œuvre d’un groupe qui, après s’être très rapidement affirmé comme une valeur sûre aurait décidé de casser sa stature superstar pour se remettre en cause en profondeur, faire table rase du passé pour se régénérer sans fin.
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Bonsoir chers amis internautes,
Un grand merci aux Pink Floyd pour avoir commémoré la sortie de leur premier album par une édition spéciale. J’ai ainsi décidé de réécouter l’intégrale des albums du groupe, ce que je n’avais encore jamais fait (et cessez de rire s’il vous plait !). Bon, en réalité, je n’ai pas tout écouté, j’ai éliminé les albums moyens pour ne (re)découvrir que la quintessence des Floyd. Petite compilation d’extraits choisis :
Mathilda Mother (Syd Barrett, The Piper at the Gates of Dawn)
Une mère qui raconte une histoire à sa fille. Très inspiré de Lewis Caroll, le premier album des Floyd alterne science fiction et comptines pour enfants.
Let there be more light (Waters, A Saucerful of Secrets)
Wright et (surtout) Waters prennent le contrôle du groupe avec ce disque qui s’ouvre par une formidable ligne de basse (cf mon frangin Chon pour l’expertise de l’instrument). Gilmour y fait déjà la démonstration de l’agilité de sa main gauche.
The Narrow
Way (Gilmour, Ummagumma)
Mise en place du laboratoire Pink Floyd avec cet album dont la galette studio réserve une composition pour chaque membre du groupe, dont la première de Gilmour tout seul. Il avait bien demandé à son copain Waters de l’aider pour les paroles, mais suite au refus sans appel du bassiste, il avait dû se débrouiller seul. Tant mieux : The Narrow Way a été repris pendant toute la tournée qui a suivi.
A Saucerful of Secrets (Waters, Wright, Mason,
Gilmour, Ummagumma)
Un an à peine que les Floyd tournent sous leur formation la plus célèbre, et déjà un premier bilan en forme d’apothéose, avec partie live d’Ummagumma. L’alchimie est complète sur ce morceau, qui ressemble à une petite compilation des apports de chacun des membres du groupe au son des Floyd. La dernière partie du morceau, avec ses envolées de Hammond, est belle à en pleurer. Douze ans après ce cadeau de mes frangins pour mes vingt ans, j’en ai encore le frisson.
Main Theme (Waters, Wright, Gilmour, More)
On a beaucoup dit de la musique des Floyd qu’elle se prêtait bien à l’adaptation cinématographique. Pour leur première B.O., les Floyd réalisent un coup de maître, sous la férule d’un Waters déjà très inspiré. Le thème principal de cette bande son est un petit joyaux jouant sur l’ambiance inquiétante créée par la section rythmique et les claviers. La guitariste de Gilmour commence à façonner ce qui fera le son Pink Floyd.
Summer 68 (Wright, Atom Heart Mother)
Rick Wright a peu écrit pour les Floyd, mais à chaque fois qu’il s’y est risqué, ça a donné un résultat fabuleux. Sur le très réussi Atom Heart Mother, les Floyd réitèrent l’expérience Ummagumma en la faisant évoluer : un morceau remplissant une face entière du disque, sui une face B sur laquelle chaque membre y va de sa petite composition, sauf Mason. Une fois de plus, ce sont Gilmour et Wright qui s’en sortent le mieux, chacun à sa façon. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la pop version Wright est très spectaculaire, avec ce déluge de cuivre un rien martial, sur un texte évoquant une amourette passagère.
A Pillow of Winds (Gilmour, Waters, Meddle)
Pas le plus connu de Meddle, mais certainement l’un des plus beaux. On est à la campagne, au coin du feu, le chien s’est allongé à vos pieds, la guitare vous démange et c’est parti pour ce petit morceau sans prétention, paisible. Une bouffée d’air frais après le très complexe One of These Days, et avant le superbe Echoes.
Le final de Dark Side est absolument jouissif, je ne sais pas où ni comment ils sont allés trouver tout cela, mais c’est un grand moment de pop bien planante. Les compositions sont très inspirée, la production parfaitement maîtrisée, les voix splendides, la guitare, ah la guitare, les claviers, ah l’orgue Hammond, sans oublier le bassiste et le batteur qui ne sont pas des débutants eux non plus. Je vous aurais bien mis l’intégrale du disque en écoute si je n’étais pas contraint pas l’espace disponible sur Vox. Une seule solution s’offre à vous, chers amis internautes : acheter le disque de toute urgence. Et si vous faite un vide-grenier et qu’un inconscient cherche à vendre son vinyle de 73, achetez-le les yeux fermés.
Shine on You Crazy Diamond part 6 to 9 (Gilmour, Waters, Wright, Wish You Were Here)
Un truc à se frapper la tête contre un mur. Le solo de pedal steele guitar est un sommet du genre, les arpèges de guitares sur la fin ne peuvent avoir été inspirés que par des dieux, la marche funèbre en hommage à Barrett jouée par Wright sur la partie 9 est belle à en pleurer. Dire que sans le savoir, Barrett était allé rendre visite à ses ex-camarades de jeu le jour de l’enregistrement des chœurs de ce morceau …
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Bonsoir chers amis internautes,
Vendredi dernier, Krystel et moi sommes allés voir les Ogres de Barback en concert à la Merise (Trappes). Nous avions été enchantés par leur prestation aux dernières Francofolies de la Rochelle, aussi étions-nous impatients de les retrouver dans une petite salle.
La Merise, ce n’est pas une salle
de concert, c’est une Halle culturelle. Je ne sais pas si j’ai bien saisi la
subtile nuance, toujours est-il que ce qui m’a le plus impressionné, c’est
l’ambiance très cool qui régnait avant le concert. D’habitude, il faut venir
longtemps avant le concert afin d’être sûr d’avoir une bonne place. A la
Merise, une fois passée l’entrée, et alors que les accès à la salle sont
libres, les gens prennent le temps de discuter autour d’un verre. Nous avons
donc pu assister au concert depuis le balcon, pile face à la scène.
Je passe rapidement sur la
première partie assurée par Imbert Imbert, jeune chanteur accompagné uniquement
de sa contrebasse. Le genre de compositeur de chansons réalistes dans la mêm
veine qu’un Renaud période Amoureux de Paname, l’inspiration en moins.
Les Ogres de Barback arrivent après 22 heures, et on se demande comment on va tenir le coup. Première surprise, alors qu’aux Francofolies ils m’avaient donné l’impression d’être une dizaine sur scène, là c’est un groupe restreint qui déboule sur une scène ressemblant à un capharnaüm tant les instruments sont nombreux. Les Ogres de Barback, ce sont quatre frères et sœurs, multi instrumentistes et particulièrement talentueux, qui nous convient à une véritable orgie sonore. Le festin a dû être rapidement préparé, puisque, comme d’habitude et c’est bien dommage, les voix sont mal réglées ce qui rend les paroles incompréhensibles. Deuxième mauvaise surprise : dès l’introduction du concert, on a l’impression d’avoir affaire à la copie exacte du concert des Francos. La fatigue aidant, nous ne tardons pas à piquer un petit roupillon …
Cette période de rodage terminée,
le concert gagne en cohérence pour prendre son rythme de croisière, au milieu
des grosses caisses, cuivres, violon, accordéons, guitares, flûtes, piano, et
j’en passe, il y en a tellement. Les Ogres, c’est le métissage des cultures, la
générosité, le bazar (pour rester poli), l’altermondialisme. Avec un gros grain
de folie. Alors que le concert touche à sa fin, les techniciens arpentent la
scène en repliant petit à petit le matériel. Les Ogres continent de jouer. Au
bout de quelques chansons, la scène devient vide d’instruments, seuls les quatre
musiciens, les deux sœurs jumelles aux cuivres, les frangins aux consolent tels
des DJs, quatre personnages perdus dans le noir de la scène, c’est presque
surréaliste, le public, des spécialistes pour la plupart, chante à la place du
groupe, réduit à l’état d’ombres qui quittent la scène. Pour y revenir,
accompagné de marionnettes à leurs effigies, mimer un dernier morceau. Puis
repartir, pour de bon.
Une bien belle soirée. On remet
ça en février prochain, avec Abd Al Malik.
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