3 posts tagged “séville”
Bonsoir chers amis internautes,
Deuxième journée de séminaire, visite de Cordoue, chef d’œuvre d’art musulman.
Journée hautement culturelle, avec la visite le la mosquée/cathédrale de Cordoue. Je vous passe les détails du voyage en IVE première classe (l’équivalent de notre TGV mais en beaucoup moins rapide) et le transfert de la gare vers le site.
Quand on entre dans la cathédrale/mosquée, on ne peut qu’être impressionné par les mélanges architecturaux qui composent l’édifice. On sait de source sûre que fut construite sur les bases d’une église wisigothe à partir du VIIIème siècle. Des fouilles entreprises dans la mosquée même ont permis de mettre à jour des mosaïques de la première époque chrétienne.
La construction de la mosquée durera un peu plus de quatre siècles, au cours desquels elle subira trois agrandissements, qui en feront la première mosquée du monde musulman, derrière celle de Damas (mais après celle de ). A son apogée, 27 000 musulmans pouvaient y pratiquer leur religion.
Au XIIIème siècle, Cordoue est reconquise par les Chrétiens conduits par le roi Ferdinand III, ce qui lui valu l’honneur d’une canonisation. La mosquée, devenue alors cathédrale, subit alors un certain nombre de modifications, à commencer par la fermeture des arches donnant sur la cour des orangers, arches qui permettaient autrefois l’illumination de la forêt de colonnes de la mosquée (plus d’un millier de colonnes). Ensuite, il y eu la construction, au sein même de la mosquée, de plusieurs chapelles, dont la cathédrale, certainement l'élément le plus impressionant avec ses boiseries richement sculptées. Toutes ces chapelles s’inscrivent dans l’architecture de la mosquée initiale, faisant du monument un site vraiment exceptionnel. J’oubliais au passage de préciser qu’avant la reconquête chrétienne, des artistes byzantins auteurs de mosaïques splendides utilisées dans la construction du mirhab, espace sacré duquel l’imam dirigeait la prière.
La suite de la visite de Cordoue nous emmène par des ruelles étroites dans le quartier juif de Cordoue, où l’on découvre que pendant de nombreuses années cohabitèrent trois communautés qui s’enrichirent mutuellement. La synagogue de Cordoue est d’ailleurs intacte. Autre signe de cette cohabitation pacifique : la synagogue comportent des caractères hébreux gravés par des artistes musulmans.
A l’issue de nos déambulations dans Cordoue, nous arrivons au restaurant Bodegas Campos, où l’on nous sert un repas … particulièrement copieux : trente minutes de tapas, puis un gâteau de légumes en entrée, puis (mais on n’a déjà plus fin), un tranche de filet de porc ibérique nourrit au gland. Je ne sais pas si c’est à cause du gland, mais ce morceau était délicieux… car particulièrement gras. Bon, comme il nous reste encore un peu de place, naturellement, nous finissons par un petit dessert avec beaucoup de crème. Dehors, la température avoisine les , tout va bien…
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Bonsoir chers amis internautes,
Ca ne pouvait pas mieux commencer. Ce mardi matin, je quitte la maison un peu plus tard que d’habitude, direction Orly, avec moult changements de train, RER, val, tant et si bien qu’au bout d’une heure, je commence à m’enrhumer. Ce n’est qu’un début.
Parce que à l’arrivée à Séville, en début d’après-midi, le thermomètre affiche un 36°C sous un soleil de plomb. Naturellement, l’hôtel est climatisé, ce qui fait qu’à chaque fois qu’on y entre, on perd une petite dizaine de degrés … Cagnard-frigo-cagnard vont rythmer le séjour.
Quelques mots sur l’hôtel. La Rabida, calle Castelar. Un 4 étoiles superbe, avec un immense patio en guise de hall. Des chambres confortables, climatisées, donnant sur un deuxième patio (c’est que l’hôtel est la réunion de plusieurs maisons). Un bel écran LCD trône sur le bureau, et me lance un très avenant « Bienvenue Rault Julien ». Je ne sais pas depuis combien de temps l’écran est allumé, heureusement que l’Andalousie n’est pas une région sèche … Quasiment toutes les chaînes sont payantes, à l’exception de chaînes d’information continue, ce qui me permettra de tester France 24, les rares fois où j’aurais le temps d’allumer le poste.
Mais nous sommes quand même venu pour bosser, et ma chef et moi entamons une présentation marathon de six heures, à l’issue de laquelle nous n’aurons pu présenter que la moitié de nos slides. Qu’importe : la réunion s’est déroulée dans un état d’esprit extrêmement constructif, et c’était bien là notre principale inquiétude d’avant séminaire. Un séminaire qui s’annonce plutôt bien, donc.
Nous nous rendons pour le dîner dans un restaurant situé à deux pas de notre hôtel, Taberna del Alabardero. Le menu qui nous y est servi annonce quasiment à lui seul la couleur de ce que sera notre séminaire au plan gastronomique : une succession de petits gueuletons commençant systématiquement par des tapas à l’issue desquelles on n’a déjà plus faim, puis les entrées, le plat de résistance et le dessert, tournant bien souvent autour d’un petit gâteau à la crème. Le genre de repas à la fin duquel on a mal au ventre tellement on a mangé. Cela dit, la nourriture y est exquise. J’ai simplement eu peur de monter sur la balance le soir du retour …
Le restaurant dans lequel nous dînons est la propriété d’un ecclésiastique local dont j'ai oublié le nom (nous l'appellerons X), et dont le goût pour les affaires ne plaît pas trop à l’épiscopat environnant, lequel interdit à l’humaniste prélat d’officier à Séville. X doit donc célébrer la messe dans une petite paroisse de la campagne sévillane. Cela dit, les bénéfices de ce restaurant raffiné financent des œuvres caritatives. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les activités extra-paroissiales de X ne dérangent nullement le Vatican, puisque Jean-Paul II lui-même s’y était rendu au cours de son pontificat.
Suite demain.
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Bonsoir chers amis internautes,
Il ne vous aura pas échappé que votre serviteur s’est tu pendant une semaine. C’est que durant la semaine dernière, j’étais en séminaire à Séville, dans le cadre du boulot.
L’idée ne m’enchantait guère, passer des vacances avec ses patrons, on a déjà vu mieux. J’appréhendais l’humour gras de certains, la condescendance à l’égard du petit salarié que je suis pour d’autres. Mais bon voilà, l’invitation émanait de mon big boss, une façon pour lui de me remercier, ainsi que ma collègue, pour avoir pris les rênes du service pendant le congé de maternité de notre chef, et alors que les assistantes commerciales étaient absentes pour le même motif, et quasiment en même temps. Une marque de reconnaissance qui ne pouvait pas se refuser.
Cela dit, j’avais quand même pas
mal d’appréhension à l’idée de passer cette avec mes patrons et leurs femmes.
D’autant que ma collègue, enceinte à son tour, a été priée par son médecin
d’éviter les déplacements en avion, ce qui m’a valu la blague récurrente que
depuis mon arrivée dans le service, toutes les femmes étaient tombées enceintes
… Le voyage se ferait donc avec sans ma collègue, mais avec ma chef, au moins
une personne que je connais et avec laquelle le courant passe bien.
Je m’en vais donc vous raconter dans les prochains articles mes aventures andalouses …
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